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C'est en 1515 que
naquit Thérèse
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1515
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LA NAISSANCE DE THÉRÈSE
Thérèse de Ahumada naît le 28 Mars 1515 à Avila. Elle est le
cinquième enfant d'une famille qui comptera 9 garçons et 3 filles. Son
père, Alonso Sanchez de Cepeda, originaire d'une famille de « conversos »
(juifs convertis) tolédanne, qui avait fait fortune dans le commerce
des draps et des soieries, est un notable fort respecté à Avila.
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1522
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EN FUGUE CHEZ LES MAURES
Thérèse est habitée très
jeune par un grand désir d'être totalement heureuse. Elle recherche un
bonheur qui ne soit pas passager mais qui dure : « pour toujours ».
Avec son frère Rodrigue, elle lit la vie de jeunes saints morts martyrs
à Avila et découvre là un moyen simple pour voir Dieu tout de
suite. La petite projette donc de partir à pied, en mendiant son pain,
se faire décapiter
en territoire maure. Au petit jou, dès l'ouverture des portes de la
ville, les enfants s'esquivent en secret. Leur oncle qui passait
par-là met un terme rapide à cette équipée téméraire.
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1527
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ELLE SE PASSIONNE POUR
LES ROMANS DE CHEVALERIE.
De son vivant, la mère
de Thérèse avait une passion pour les romans de chevalerie, très en
vogue à cette époque. Elle consacrait à leur lecture les longues
heures où sa santé fragile l'obligeait à se reposer et avait
communiqué cette passion à sa fille. Thérèse, insatiable, dévorait
ces romans en cachette de son père, prenant sur le temps de son travail
et de son sommeil.
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1528
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ELLE AIME LA MUSIQUE
Les histoires d'amour
exaltaient son imagination. Découvrant qu'elle était intelligente et
belle, elle prit plaisir à séduire et à se faire courtiser, passant
un temps excessif à se parfumer, à soigner sa coiffure et ses
toilettes pour aller à la fête. Son père craignant pour la vertu, décida,
à l'occasion du mariage de sa sur aînée, de la mettre au couvent des
Augustines d'Avila.
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1528
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LA MORT DE SA MERE
« Quant ma mère
mourut, j'avais je m'en souviens près de douze ans. Je réalisai la
grandeur de la perte que je venais de faire. Dans ma douleur, je m'en
allai à un sanctuaire de la Sainte Vierge et me jetant à ses pieds je
la suppliai avec beaucoup de larmes de me servir désormais de mère. Ce
cri, jailli d'un cur simple, fut entendu. Depuis ce moment, jamais je ne
me suis recommandée à elle sans que je n'aie expérimenté, d'une manière
visible, son secours »
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1531
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SEDUITE PAR LA VIE
RELIGIEUSE
Thérèse est
impressionnée par l'exemple que lui donne la vie de ces femmes au
quotidien. Elle sent resurgir en elle, à leur contact, le désir de
Dieu, qui habitait son cur d'enfant. Une religieuse, chargée du dortoir
des pensionnaires, exerce par l'écoute et le dialogue une influence
particulière sur elle : « j'éprouvais du plaisir à
l'entendre si bien parler de Dieu, car chez elle la sainteté s'alliait
à beaucoup de jugement elle fit renaître en moi le désir des choses
éternelles et diminua ma vive répulsion pour la vie religieuse, car
j'en avais une bien forte »
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1535
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SES FRÈRES SONT PARTIS
POUR
LE NOUVEAU MONDE
Après Fernando, parti
pour le Nouveau Monde en 1532, c'est le tour de son cher Rodrigo en
1535, puis de trois autres frères qui s'embarqueront pour le Pérou en
1540. Quant à Thérèse, elle s'engage elle aussi dans une grande
aventure intérieure, à la découverte de terres inconnues ;
son itinéraire la mènera, tel un conquistador, dans un monde nouveau,
celui de la rencontre avec Dieu.
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1535
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POUR L'AMOUR DE DIEU
Thérèse aime la vérité.
Elle a l'honnêteté et le courage d'opérer un discernement, de choisir
ce qu'elle découvre avec étonnement lui donner le vrai bonheur.
Passant outre l'interdiction de son père, elle quitte en secret la
maison paternelle par un petit matin d'octobre 1535. « Lorsque je
sortis de la maison de mon père ma douleur fut telle que ma dernière
heure, je le crois, ne pourra m'en réserver une plus grande... L'amour
de Dieu n'était pas en moi assez fort pour surmonter celui de mon père
et de mes parents..je me faisai violence et si le Seigneur ne m'avait
aidé.. mais il me donna le courage de triompher de moi-même. Lorsque
je reçus l'habit, le Seigneur me fit comprendre combien il favorise
ceux qui se font violence pour le suivre. A l'instant même il versa
dans mon cur un si grand bonheur que rien n'a pu l'altérer jusqu'à ce
jour. »
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1550
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ECARTELEE ENTRE LE MONDE
ET DIEU
Pendant vingt ans, je
traversai cette mer pleine d'orages. Je tombais, je me relevais,
faiblement sans doute puisque je retombais encore .. C'est là
l'une des vies les plus pénibles que l'on puisse imaginer. Je ne
jouissais pas de Dieu et je ne trouvais pas mon bonheur dans le monde.
Quand j'étais dans les futilités du monde le souvenir de Dieu répandait
l'amertume dans mon âme et quand j'étais avec Dieu les affections du
monde jetaient le trouble dans mon cur.
C'est une guerre si cruelle que je ne sais comment j'ai pu la soutenir. »
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1582
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EN ESPAGNE ELLE FONDE DES
MONASTERES
A l'invitation de ses
supérieurs, Thérèse quitte les murs d'Avila pour partir sur les
mauvaises routes de Castille et d'Andalousie donner naissance à 17
monastères au style de vie plus conforme à la spiritualité primitive
du carmel. Elle suscitera le même élan chez les carmes, dont l'un des
premiers sera Jean de la Croix. Elle rédigera sur 10 ans le récit
aventureux des ces « Fondations », réalisées dans la joie,
la souffrance et les contradictions de toutes sortes. Sa route prend fin
dans sa 77 ème année, à Alba de Tormes. Peu de temps avant sa mort
elle s'exclame : « L'heure désirée est venue. Il est temps de
nous voir, mon Aimé, mon Seigneur. Il est temps de me mettre en route.
Partons, c'est l'heure.. » A l'aube du 4 Octobre 1582, Thérèse
entre « pour toujours » dans la joie de Dieu.
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