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Un géant pour une dame au grand coeur Etrange itinéraire que celui de cette femme du passé. Née en 1778 dans le Pévèle, Natalie (sans h !) Doignies arrive à Lille pour trouver un emploi de cuisi-nière. Mais très vite, face à la pauvreté qu'elle y rencon-tre, elle décide de s'occuper des nécessiteux. Elle fonde alors un ordre de religieuses : les soeurs de l'Enfant Jésus. Cet ordre qui comp-tera jusqu'à 1000 soeurs au XIX' siècle s'occupera d'écoles, de dispensaires, d'asile d'aliénés, de femmes en prison, d'ouvroirs, etc. Natalie Doignies, illettrée, apprendra à lire à 40 ans pour s'occuper au mieux des nécessiteux. Elle meurt en 1858. Pour rendre hommage à cette grande dame, quoi de plus naturel qu'un géant de 3 mètres ? C'est désormais chose faite. L'inauguration a eu lieu lundi 7 juin après-midi en présence de soeur Emmanuelle Duez-Luchez, l'actuelle responsable des soeurs de l¹Enfant Jésus, et du père André Polaert. L'abbé Gonzague Cuvelier, 66 ans, ne désavoue pas le terme de baptême. Créé par Guy Foutrein, le géant est visible à l'exposi-tion Les Fils d'Abraham dont le but est «de présenter des grands personnages religieux et de sensibIliser les gens à la dimension reilgieuse », indique Gonzague Cuvelier. Une exposition qui intéressera aussi bien les croyants que les férus d'histoire. Située dans une ancienne chapelle, l'exposi-tion présente Abraham, Jérémie mais aussi une famille juive au temps du Christ, Martin Luther King ou Thérèse d'Avila. Et, de-puis peu, la vie de Natalie Doignies. Conçue par un Gonzague Cuvelier inventif, l'expo se veut interactive. Grande fierté de l'abbé : les animations qui présentent la vie de Natalie Doignie, inspirées directement des hologrammes de Pierrick Sorin qu'on pouvait voir naguère dans les arches de Mézières. «J'ai décodé le procédé de la rue Faidherbe», indique en riant Gonzague Cuvelier. La géante Natalie Doignie sera fêtée dimanche prochain autour de Notre-Dame de la Treille. En compagnie des géants d'autres paroisses. Gonzague Cuvelier conclut: «Les géants... le vais vous dire... la nôtre est génialement bien». S.R. |
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